• Chapitre 7

    Les deux dragons pénétrèrent dans le palais de Koralia. Ils furent immédiatement interceptés par quatre gardes royaux vêtus de somptueux uniformes rouges, ornés de deux blasons, celui de la famille royale arkanienne et celui de la famille Quervy, dont Branag était le dernier héritier. Ce dernier point surprit Lauréan. L’Arkanie était bien sous la coupe du sorcier. Un chambellan fit son apparition quelques instants plus tard.

    « Je suis Kyril d’Angremer, le chambellan du roi Moreth. Qui êtes-vous ? Que venez-vous faire ici ?

    - Ma femme et moi-même venons demander audience à Son Altesse la duchesse Aura. »

      Lyanis cacha sa surprise : ils avaient prévu de se faire passer pour frère et sœur.

    - Audience ? Sous quel motif ?

    - Nous souhaitons lui demander justice afin de régler un conflit envers notre suzerain qui ne respecte pas ses devoirs envers nous.

    - Quel est votre nom ?

    - Laris et Bettina d’Erineth, de la cité de Thémis.

    - Je vais voir si elle peut vous recevoir. »

      Lyanis jeta un regard torve à Lauréan qui haussa un sourcil interrogatif. Juste avant de quitter le lac, ils avaient découvert qu’ils avaient conservé leur aptitude draconique à communiquer par télépathie.

    « Ta femme ? gronda la jeune femme dans son esprit, furieuse.

    - Tout à fait ! Je me suis dit que je n’arriverais jamais à te regarder chastement comme un frère le ferait. Et si je te présente comme mon amante, on va avoir des ennuis : les humains ne plaisantent pas avec la morale ! »

      Le clin d’œil qui accompagnait sa réponse télépathique fit frémir Lyanis, incapable de décider s’il la taquinait ou si ses propos étaient sincères. Avec un sourire enjôleur, il se pencha vers elle et l’embrassa au coin des lèvres juste avant le retour du chambellan.

    « Arrête de jouer avec moi ! » le tança-t-elle une dernière fois.

    « Jamais, ma violette ! »

      Lyanis reprit contenance, se répétant qu’il plaisantait. Pourtant, ce qui luisait dans le regard de l’Yphaste semblait vraiment une promesse.

      Une toute jeune fille aux cheveux sombres accompagnait Angremer. Elle n’avait pas plus d’une vingtaine d’années. Son uniforme arkanien semblait de même coupe que les gardes, mais de couleur argent et noir, au seul blason d’Aura de Kilmar.

    - Naéma d’Amariel vous conduira auprès de la duchesse et assistera à votre entretien. Ne vous fiez pas à son apparence juvénile, c’est une amazone rompue à toutes les techniques de combat. Elle est prête à donner sa vie pour protéger dame Aura !

    - Salut à vous, Naéma d’Amariel ! sourit Lauréan, charmeur. Ne vous inquiétez pas, nous n’avons aucun noir dessein concernant votre maîtresse ! »

      La jeune fille le fixa de son regard gris glacé.

    « Vous me laisserez seule juge de la situation, rétorqua-t-elle sèchement. Suivez-moi ! »

      Lauréan et Lyanis échangèrent un regard amusé. Il entendit la voix de la jeune femme résonner dans sa tête : « elle n’a aucune sensibilité magique, elle est entièrement humaine. »

    « Elle a quand même un sacré caractère et de fort jolis yeux ! On dirait un peu du vif-argent ! »

      Elle haussa les épaules, avant de se composer un visage digne pour pénétrer dans les appartements de la duchesse Aura qui lisait paisiblement, dans le siège de bois devant la fenêtre. Elle se leva et les salua courtoisement.

    « Soyez les bienvenus, seigneur et dame d’Erineth. Vous vivez dans une bien agréable région. Il y a fort longtemps que je ne me suis point rendue à Thémis ! Que puis-je faire pour vous aider ?

      Lauréan mit le genou à terre devant elle, tandis que Lyanis plongeait dans une profonde révérence. Tandis qu’ils sacrifiaient ainsi au protocole, leurs esprits sondèrent l’âme de la femme qui les accueillait.

    « Votre Altesse, nous venons à vous pour… »

      Lauréan s’interrompit, découvrant soudain les marques du double sortilège d’oubli lancé sur Aura.

    « Il vous a envoûtée vous aussi ! » souffla Lyanis incapable de se taire. « Vous êtes bien une victime de Branag ! J’avais raison ! »

      Aura sursauta. La jeune fille chargée de sa protection fit un pas en avant, l’air menaçant.

    « Que dites-vous, dame Bettina ? fit la duchesse d’un ton hautain.

    - Branag de Quervy vous a envoûté il y a vingt-cinq ans !

    - Comment osez-vous affirmer une telle absurdité !

    - Comment expliquez-vous alors que cet homme apparu d’on ne sait où soit devenu votre conseiller puis celui de votre neveu Moreth lorsqu’il a été en âge de régner ?

    - Naéma ! Appelle la garde ! » cria Aura, affolée, en reculant de quelques pas.

       Lyanis figea la jeune guerrière d’un sort défensif.

    « Non, Aura, vous êtes seule face aux deux derniers représentants de l’espèce draconique, venus vous demander des comptes ! fit Lauréan d’un ton froid. Votre sorcier a décimé nos deux peuples !

    - Vous avez enlevé mon fils et tué mon frère et mon époux !

    - Je vais lever les sorts d’oubli. Vous découvrirez enfin votre aveuglement, Aura ! la prévint Lyanis.

      La duchesse s’affaissa sur son fauteuil tandis que Naéma retrouvait sa liberté de mouvement. Folle de rage, elle se jeta sur Lauréan qui l’immobilisa à grand-peine.

    « Lyanis ! Pourquoi as-tu libéré cette petite furie ? »

    « Débrouille-toi, prince Yphaste ! » pensa-t-elle très fort avant de répondre à haute voix.

    - Non ! Si nous voulons la convaincre de notre bonne foi, elle doit voir Aura retrouver ses souvenirs.

    - Qu’avez-vous fait à la duchesse ? grinça la jeune fille que Lauréan venait de parvenir à rejeter en arrière sans lui faire de mal.

    - Nous l’avons juste libérée du maléfice qui bloque sa mémoire depuis vingt-cinq ans. Regardez, elle retrouve ses esprits.

    « Léry ! » murmura Aura, en fondant en larmes.

      Naéma cessa de lutter contre le dragon. Elle se précipita vers sa maîtresse qui tremblait.

    « Dame Aura ! Répondez-moi ! Allez-vous bien ? Dois-je les tuer pour vous ? »

      Aura étouffa ses larmes et s’accrocha à la main de sa jeune garde du corps qui fusilla les dragons du regard.

    « Vous allez mourir pour ça ! » cracha-t-elle en dégainant la claymore que Lyanis avait vue dans son dos.

    « Non, Naéma ! Non ! » gémit la duchesse. « Ne leur fais pas de mal ! C’est tellement douloureux !

    - Ils vous torturent, ma dame ? Comment osez-vous…

    - Non, Naéma ! Ils ne sont coupables de rien ! Ils avaient raison ! Ils m’ont juste ouvert les yeux ! Quelles atrocités ai-je donc cautionnées ? La Grande Déesse puisse-t-elle un jour me pardonner… » La fin de sa phrase se perdit dans un sanglot.

      Naéma hésita un instant, puis rengaina son arme. Son regard gris étudia les deux étrangers dont les pouvoirs l’inquiétaient. La jeune femme avait l’air d’être sincèrement triste et inquiète pour sa dame. L’homme, qui ne la perdait pas des yeux, la mettait mal à l’aise. Étranges, d’ailleurs, ses yeux. D’un vert profond qui semblait parfois traversé d’éclairs rouges…

    « C’est parce que je suis un dragon, farouche héritière des Amariel, que mon regard te semble étrange. Tu n’as rien à craindre de nous, dès lors que tu ne te mets pas en travers de notre objectif. »

      Naéma frémit d’horreur.

    « Je vous interdis de lire mes pensées, étranger ! protesta-t-elle. Sachez que si votre dessein est de blesser celui de ma maîtresse, je serai obligée de vous tuer ! J’ai été élevée dans le but de donner ma vie pour protéger la sienne ! Je lui appartiens, corps et âme !

    - Tu es donc l’amazone Noire, alors ! s’exclama Lyanis avec admiration. On m’a proposé de commencer l’entraînement pour la grand-mère de Karel, il y a une centaine d’années, quand on me prenait pour une enfant humaine…

      Elle se retourna vers Lauréan en le fusillant du regard, furieuse.

    - Et toi, je t’interdis de lire dans les pensées de qui que ce soit sans sa permission ! »

      Lauréan lui fit un clin d’œil canaille :

    « Promis, ma guérisseuse adorée !

    - Et cesse ce jeu stupide ! »

      Pendant cet échange, Aura restait paralysée sous l’afflux des souvenirs. L’horreur envahissait son âme.

    « Naéma ! Je dois te libérer de ton serment ! »

      La voix de la duchesse tremblait. La jeune amazone tomba à genoux devant elle, le visage inondé de larmes.

    « Non ! lança-t-elle dans un cri déchirant. Qu’ai-je donc fait pour vous décevoir, ma dame ? Ne me renvoyez pas ! Je vous en supplie !

    - Ils ont raison, Naéma. Depuis si longtemps, Branag me manipule. Il m’a fait oublier ce qui s’est réellement passé la nuit où… Léry a disparu… Êtes-vous vraiment des dragons ?

    - Je suis Lauréan, fils cadet du dernier roi des Yphastes et voici ma compagne Lyanis, dernière parmi les Warjanyans…

      Lyanis rompit le sort qui dissimulait leurs caractéristiques draconiques. Naéma écarquilla les yeux devant le regard rubis de Lauréan qui la fixait d’un air songeur.

    - Alors, regardez mes souvenirs ! murmura la duchesse. Et montrez-les à Naéma ! Qu’elle comprenne que c’est moi qui ne suis plus digne d’elle ! »

      Lyanis rejeta en arrière sa lourde chevelure violette et vint s’agenouiller devant Aura, à côté de son amazone désespérée.

    « Donnez-moi votre main, Aura, et toi aussi, Naéma ! »

      L’amazone obéit, consciente de l’intrusion dans son esprit. Elle tressaillit en plongeant dans des souvenirs qui n’étaient pas les siens. Elle était Aura, folle de joie de tenir son fils dans ses bras, inquiète de la rumeur, terrassée de chagrin devant le corps sans vie de son amoureux, affolée par sa vision de l’avenir, manipulée par la volonté du sorcier… L’horreur se lut dans ses yeux.

    « Ma dame ! Cet homme vous a obligée à croire des mensonges ! Il vous a contrainte à lancer la croisade contre les dragons ! C’est horrible ! Il vous a utilisée, corps et âme !

    - Je te le répète, Naéma. Pars loin de moi ! Je ne suis pas digne de toi… Je ne l’ai jamais été… »

      Naéma se redressa d’un bond, le regard vif.

    - Ma dame, je reste pour vous ! J’ai juré de vous protéger, et de vous apporter mon aide contre toute adversité. Je ne serai pas parjure ! »

      Lauréan hocha la tête, touché par la détermination de la jeune fille.

    « J’ai connu tes parents, Naéma d’Amariel. murmura Lyanis d’un air pensif. Joy et Rockian d’Amariel… Ils seraient très fiers de toi.

    - Mes parents ? »

      L’air perdu, elle se tourna vers Aura qui baissa la tête.

    « Ce souvenir-là non plus, n’est pas agréable, Naéma. Tes parents se sont opposés à la guerre contre les dragons. Ils avaient des relations privilégiées avec les Warjanyans et refusaient de s’engager avec l’armée arkanienne. C’est l’année où Moreth a officiellement pris son trône. Branag t’a enlevée pour leur faire croire que c’était un méfait de plus à mettre au crédit des peuples draconiques. Mais ils ne l’ont pas cru et ont essayé de te retrouver ici. Moreth les a condamnés à mort pour haute trahison… J’ai laissé faire…

    - Mes parents… Condamnés à mort… Par le seigneur Branag… »

      Lauréan soutint la jeune amazone qui vacillait, sous le poids du chagrin.

    « Aura vient de découvrir tout cela, murmura Lyanis. Cela fait partie des choses que Branag oblitérait dans son esprit, car il savait qu’aucun autre enchantement que l’oubli ne pouvait lui faire accepter de tels actes. »

      Naéma tremblait violemment. L’air commençait à lui manquer lorsque Lauréan interrogea Lyanis du regard. Celle-ci saisit la main de l’amazone qui sentit comme une bulle apaisante l’envelopper. Elle reprit sa respiration et se calma rapidement.

    « Ma dame, nous devons nous venger de ce sorcier ! déclara-t-elle d’une voix froide. Il vous a pris votre fils, il m’a volé à mes parents ! Donnez vos instructions, et je les suivrai ! Je serai l’arme de notre vengeance.

      La duchesse redoubla de sanglots en attirant la jeune fille dans ses bras.

    « Et nous vous aiderons, Votre Altesse, promit Lauréan.

    - Malgré tout ce que je vous ai…

    - À cause de ce que Branag nous a fait, à tous ! corrigea Lyanis. Nous aussi, avons à nous venger !

    - Il faut retrouver mon fils, murmura Aura. S’il est encore en vie, c’est lui qui possède l’emblème de la royauté arkanienne, le joyau noir. Avec ce cristal et l’héritier légitime Aslyan, le peuple nous suivra. Malgré toute sa magie, Branag ne pourra faire face à une révolte.

    - En effet, confirma Lauréan. Nul n’est capable de manipuler l’esprit d’une foule de personnes en même temps, pas même un Yphaste.

    - Et Moreth ? N’est-il pas l’héritier légitime ? s’enquit Lyanis.

    - Si… Mais ce n’est qu’un fantoche en réalité… Les Arkaniens le détestent. Déjà, quand il avait dix ans, il méprisait et frappait les plus faibles que lui tout en suivant les plus forts. Cela inquiétait beaucoup mon frère… Branag n’a eu aucun mal à l’influencer. J’ignore même s’il a eu besoin d’un sort pour cela ! Son fils Aslyan, par contre, est le portrait craché de Karel. Il n’a que neuf ans. Branag voulait en faire son disciple mais le garçon est trop rebelle. Il faudra se méfier de Sandrun des Brumes, son précepteur, un sorcier lui aussi. En fait, il est chargé de contrôler Iléane, la femme de Moreth. Libérée, elle pourrait être une alliée…

    - Il ne faut pas que Branag se doute de quoi que ce soit… commenta Lyanis. Je pense que… Je sens que vous n’allez pas aimer ça, Aura…

      La duchesse plongea son regard dans les yeux écarlates. « Pour que Branag ne se doute de rien, il faudra m’envoûter de nouveau, c’est évident. Il possède mon esprit jusque dans les tréfonds… Sans parler de mon corps… Je ne pourrais jamais simuler… »

      Naéma frissonna en se rappelant toutes les fois où sa maîtresse avait eu des réclamations à formuler à son conseiller et amant. Elle était ressortie de l’entretien soumise et sans plus aucune velléité de protestation quelconque. Elle ne voulait plus ça, pour sa dame !

    « Et si nous fuyions, ma dame ?

    - Impossible, jeune fille, coupa Lauréan. Si Branag a vent de quoi que ce soit, il vous tuera tous avant que Lyanis ou moi n’ayons eu le temps de l’éliminer, si nous y parvenons, d’ailleurs !

    - Il est si puissant ? soufflèrent Naéma et Lyanis en même temps.

      Lauréan baissa les yeux.

    - Il a été le disciple de mon père, c’est de là qu’il a obtenu toutes ces informations sur nos peuples… Son ambition m’a toujours déplu, mais mon père l’appréciait justement pour ça… Il a accumulé de grandes connaissances en magie. C’est sans doute le plus puissant sorcier humain.

    - Préparons un plan précis ! proposa Naéma. Je vais partir à la recherche de votre fils Léry, dame Aura. D’après les souvenirs transmis par le seigneur dragon, vous l’avez confié à un sorcier… Ma dame ?

      Aura se prit la tête entre les mains : « Gwirreg Mornay a été accusé de pratiquer la magie noire sur des jeunes paysannes, il y a de cela huit ans ! Branag lui a arraché tous ses pouvoirs et l’a brûlé vif en place publique… J’ai assisté froidement à la scène !

    - Alors je retrouverai son disciple, ce Karystean… des Brumes, c’est ça ? »

      Lauréan hocha la tête.

    - Il ne faut pas que Branag découvre que tu es partie en mission, Naéma d’Amariel. Tu es trop proche de la duchesse. Sinon, il aura tôt fait de fouiller ton esprit et de tout découvrir. S’il met la main sur l’héritier et l’emblème, tout est perdu. »

      Naéma hocha la tête, évidemment, elle avait oublié ce petit détail… Elle réfléchit un instant.

    - Alors… Ma dame, il faut que vous me renvoyiez !

    - Te renvoyer ? Naéma ! Enfin, c’est impossible ! Tu es la loyauté incarnée !

      Naéma secoua la tête.

    - Il faut trouver une raison valable. Disons que… Vous m’avez surprise avec… avec un homme… Pendant mon service… En négligeant mon devoir…

      La jeune fille devint écarlate en prononçant ces mots tandis qu’Aura écarquillait les yeux.

    « Toi ! Avec un homme ? Alors que tu professes un tel refus de l’amour et des sentiments romanesques ! Un tel mépris à l’égard des chevaliers et des écuyers lorsqu’ils s’égarent à te faire ne serait-ce qu’un sourire !

    - Oui, ma dame… Je suis prête à passer pour une traînée aux yeux de tous…

    - Mais te renvoyer serait terriblement humiliant pour toi ! Tu es une Amariel, après tout ! La dernière descendante d’une famille valeureuse ! Je ne peux pas te faire subir ça !

      Naéma frissonna en songeant aux commentaires qu’elle n’allait pas manquer d’entendre. Mais elle était sûre d’elle.

    - Ma dame, c’est la seule faute suffisamment grave pour justifier un renvoi, sans imposer de jugement ou d’emprisonnement…

    - Naéma a raison ! Je jouerai le rôle du ménestrel qui a réussi à dévoyer l’amazone vertueuse, intervint Lauréan, amusé. Personne ne pourra douter qu’un étranger s’éprenne d’une aussi jolie fille que toi Naéma ! Et tous tes regards coléreux n’y changeront rien, sache le bien ! Tu es une femme, Naéma, une très belle femme même. Il te faudra bien assumer un jour cette féminité. Aura, lorsque vous l’aurez chassée devant toute la cour, Lyanis vous fera à nouveau subir le sort d’oubli. Nous resterons trois jours au village, où Naéma pleurera tandis que je continuerai à la poursuivre de mes assiduités, puis nous partirons. Pendant ce temps, Lyanis se renseignera pour retrouver Karystean. Qu’en pensez-vous, duchesse? »

      Aura poussa un grand soupir et se leva. Elle ouvrit le tiroir de son secrétaire pour en sortir un pendentif en forme d’étoile, monté sur une chaîne d’argent.

    « Tiens, Naéma. C’est le cadeau que ma mère m’a légué, pour que je le donne à mon tour à ma fille aînée. Je n’ai pas eu de fille. Accepte-le, en gage de ma reconnaissance ! Ta mère a été ma demoiselle de compagnie, lorsque nous étions jeunes : je sais qu’elle est fière de toi, où qu’elle soit ! »

      Naéma réprima ses larmes qui menaçaient de couler avant d’accrocher le bijou autour de son cou.


  • Commentaires

    1
    Lundi 15 Juin 2015 à 14:26

    Quel charmeur ce Laurean ;)
    j'aime beaucoup Naéma elle est vraiment courageuse ! hâte de lire la suite ! ^^

    2
    Lundi 15 Juin 2015 à 19:21

    Ah, impétueuse Naéma. c'est sûr, elle ne tombera JAMAIS amoureuse ! winktongue

    3
    Mardi 16 Juin 2015 à 21:05

    Hi hi hi!

    4
    Mercredi 6 Avril 2016 à 12:07

    Il n'a pas choisi le plus mauvais rôle Laurean... wink2

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